Zebre mecanique par Adrien Daniel

La magie de la mémoire olfactive

 

Ce dimanche matin, le soleil de ce début avril est des plus radieux, rien de mieux que pour ce faire une balade dans la campagne en bordure de forêt ardennaise, voilà qui devrait  bien aider à me vider la tête des événements de ces jours dernier.

 

Les balades en pleine nature m’ont toujours été d’une grande aide dans ces moments là, je me ressource souvent auprès d’elle.

 

Cette balade, très agréable, a été le cadre d’une expérience sur la mémoire olfactive assez forte qui m’a replongé au cœur de mon enfance.

 

Vous savez, ces moments où, à la perception d’une odeur, on replonge des années en arrière et nous fait remonter tout un tas de souvenir en tête.

 

Il y a de grands classique, l’odeur de la craie sur le tableau noir au moment où l’on passe l’éponge humide pour effacer le cours de la veille, l’odeur du mélange du bois et de l’encre du banc d’école de notre première année d’école primaire, l’odeur spécifique de la tarte au pomme à la cannelle de notre grand-mère, l’odeur des croustillons sur la foire qui me rappelleront toujours le jour merveilleux ou je les ai goûté pour la première fois tout gamin et qui me poussera obligatoirement à m’en acheter un paquet nappé de son sucre glace en me disant une fois de plus que ce n’est pas bon du tout pour mon régime.

 

Mon odeur du jour avait, elle, des odeurs de sapin, de terre fraîche, de matières en début de décomposition et m’a fait pensez à mon père. Ma mémoire olfactive me faisait voyager dans le temps.

 

Holà, je vous arrête de suite, non le sapin n’est pas celui de son cercueil, ni la terre du cimetière, on ne parlera même pas de la décomposition 😉

 

Non, rien de tout ça, entre champs et bois, à l’orée était allongé  des troncs de sapins, empilés les uns sur les autres dégageant leur effluves de sève de pin, la terre triturée par les pneus des engins de débardage nous offrait ses senteur de terreau frais et de sous-bois, les écorces tombées au sol commençaient leur long processus de décomposition dont l’odeur venait se mélanger au reste et me renvoyaient pas mal d’années plus tôt.

 

Non, ces odeurs sont celle que je sentais tout petit garçon, lorsque j’accompagnais mon père au travail lors des vacances scolaire. Mon père à l’époque était chauffeur de camion pour une société de matériaux de construction et il allait chercher du bois pour faire les charpentes des hangars dans une scierie spécialisée dans les poutres de conifères.

 

Je me suis retrouvé, nostalgique, à repenser à ces années complètement insouciantes de ma jeune enfance, je devais avoir 5 – 6 ans au plus à l’époque, à  ces années ou, complètement inconscient de la suite, je n’avais qu’à me laisser vivre dans ce bonheur apparent, ce temps révolu.
Avez-vous également des senteurs comme ça qui vous viennent de loin? Cette mémoire olfactive qui vous projette dans le passé, dans votre tendre enfance ?

 

(source photo: ©ARDIF )

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Zebleon
About Zebleon

« Zèbléon » : Un zèbre, un caméléon, ou plutôt, un bon mélange des deux Zèbre, surdoué, HP ou je ne sais quelle autres appellations, font de moi ce que je suis, ce qui me donne envie de m’exprimer via ce blog De tout, de rien, d’un peu de moi, d’un peu des autres dans mon cas, et parfois un peu d’humour, enfin le mien, peut-être qu’il vous plaira Un jour peut-être, nous serons toute une communauté à en discuter, ça, c’est vous qui voyez

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